Qui était Bill Reid?

Bill Reid : Son parcours

L’aîné

Photo: Section de la frise en bronze « Mythic Messengers » de Bill Reid

Bill Reid
« Mythic Messengers » (détail)
1984
Frise en bronze
8,5 m x 1,2 m x 45,7 cm
Collection de la Fondation Bill Reid, BRFC#114
Don de BCE, Inc.
Photo : Trifon Marchovski

Photo: Bill Reid portant une couverture chilkat à la mise à l'eau de la pirogue « Red Raven Canoe », 1987

Bill Reid à la mise à l'eau de « Red Raven Canoe »
Île Granville, False Creek
Vancouver C.-B.
1987
Photographe inconnu

Photo: La pirogue « Lootaas » de Bill Reid entrant au Musée de l'Homme, Paris, 1989

« Lootaas » entrant au Musée de l'Homme, Paris, 1989
Place de Chaillot, Paris
Œuvre montrée :
Pirogue « Lootaas » (« Wave Eater »)
1986
Cèdre rouge, polychrome
15 m
Avec la permission du Haida Heritage Centre à Kaay Llnagaay
Photo : Carey Linde

Photo: Bill Reid et sa sculpture de l'Ours au Musée de l'Homme, Paris, 1989

Bill Reid et sculpture de l'Ours
1989
Musée de l'Homme, Paris
Œuvre montrée :
Sculpture de l'Ours
v. 1966
Cèdre rouge, polychrome
1.6 m de haut x 1.3 m de large X 2.1 m de long
Collection du Musée d'anthropologie de UBC,
MOA #2116/1, A50045
Don de Walter C. Koerner
Photo : Dr Martine Reid

1980 : (à 60 ans)

Il termina la grande sculpture en cèdre jaune « The Raven and the First Men », inspirée par la petite sculpture en buis qu’il avait faite à Montréal en 1970, pour le Musée d’anthropologie de UBC.

1981-1983 : (de 61 à 63 ans)

D’importants événements survinrent dans le vie de Bill Reid pendant les années 1980, dont le décès de son fils adoptif, Raymond Cross, le décès de sa mère, Sophie Gladstone et, en 1981, son mariage à Martine de Widerspach-Thor, qu’il avait rencontrée en 1975.

En 1983, il exécuta une série de dessins pour le livre de George MacDonald Haida Monumental Art (1983).

1984-1985 : (à 64 et 65 ans)

Pendant plusieurs années Bill Reid maintint un atelier très actif sur l’île Granville où de nombreux visiteurs venaient lui rendre visite.

En 1984, Bill Reid acheva, avec la collaboration du poète Robert Bringhurst, les récits de dix légendes haïdas illustrées de dessins au crayon pour leur livre The Raven Steals the Light (1984).

Reid entreprit et termina la grande sculpture en bronze, « Chief of the Undersea World », pour l’Aquarium de Vancouver, la sculpture en cèdre rouge, « Phyllidula -- The Shape of Frogs to Come », achetée par la Vancouver Art Gallery, et une pirogue monoxyle de 5,5 m en cèdre rouge qui se trouve maintenant au Musée d’anthropologie de UBC.

Également en 1984, il acheva une frise en bronze de 20 m de long, « Mythic Messengers », qui avait été commandée par Téléglobe Canada et qui devint plus tard la propriété de BCE, Inc. En 2008, elle fut installée dans le grand hall Audain à la Bill Reid Gallery of Northwest Coast Art, à Vancouver, BCE, Inc en ayant fait don à la Fondation Bill Reid. Un second moulage de la frise fut commandé par le Musée canadien des civilisations à Ottawa, où elle est exposée depuis 1985.

1985-1986 : (à 65 et 66 ans)

Reid termina la pirogue monoxyle en cèdre rouge d’une longueur de 15 m, « Lootaas » (« Wave Eater »). Commandée par la Bank of BC, pour Expo 86 à Vancouver, « Lootaas » fut sculptée à Skidegate, Haida Gwaii, avec une équipe d’assistants haïdas. « Lootaas » appartient au people haïda et réside au Centre de Kaay; la pirogue est utilisée périodiquement pour des cérémonies et des occasions spéciales.

En 1985, quand le Parlement du Canada amenda la Loi sur les Indiens pour permettre aux soi-disant «  Indiens non inscrits » de devenir légalement membres des Premières nations du Canada, Reid fit la demande de son statut individuel d’Indien (qu’il reçut en 1988).

Bill Reid s’impliqua sérieusement, tout d’abord comme collecteur de fonds, puis comme défenseur de l’environnement, dans la campagne haïda pour mettre fin à la coupe à blanc de la forêt à Gwaii Haanas (South Moresby), la partie méridionale de Haida Gwaii. Il participa aux barricades érigées contre les camions de bûcherons, et cessa même pendant un certain temps son travail sur « The Spirit of Haida Gwaii », la sculpture destinée à représenter le Canada aux États-Unis, pour protester contre la destruction des forêts de Haida Gwaii.

À différents moments de sa vie, Bill Reid aborda le sujet de l’identité. En 1985, dans un discours de cinq pages qu’il prononça devant le Wilderness Advisory Committee, qui avait été nommé par le ministre de l’Environnement de C.-B., à Vancouver, C.-B., concernant la préservation de South Moresby, il dit : « J’ai toujours senti une certaine affinité parentale avec le peuple haïda, mais bien sûr toujours avec une certaine distance ». Une portion de ce discours fut publiée dans Shadbolt, 1986: 177-179.

En 1986, Bill Reid reçut le nom de Yaahl Sghwaansing (« L’Unique Corbeau ») de Florence Davidson.

1989 : (à 69 ans)

En 1989, à l’invitation du Musée de l’Homme, à Paris, Bill Reid et un groupe de Haïdas remontèrent la Seine dans « Lootaas » pour célébrer l’exposition « Les Amériques de Claude Lévi-Strauss ». L’intention était de montrer l’art haïda comme une forme d’art vivant. Reid fut le premier artiste à être exposé de son vivant dans ce musée.

Il termina « The Spirit of Haida Gwaii »; (« The Black Canoe »), une sculpture de 5 000 kg en bronze pour l’ambassade du Canada à Washington, DC, avec l’aide de ses assistants de Vancouver, ainsi que sa jumelle « The Spirit of Haida Gwaii » (« The Jade Canoe »), installée à l’aéroport international de Vancouver en 1996.

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