L'appel de Corbeau

theravenscall.ca


4e année - Bill Reid : Exploration de l'identité

Leçon

Fondée sur l'œuvre de Bill Reid et le peuple traditionnel haïda

Intentions pédagogiques

L’ERI des sciences humaines insiste sur la nécessité pour les élèves d’acquérir une bonne compréhension de leur propre identité culturelle afin de comprendre comment l’identité culturelle influence les visions du monde.

L’ERI des arts visuels demande aux élèves de comprendre les caractéristiques essentielles des objets culturels, d'identifier les symboles qui ont une valeur dans la communauté et de créer des images qui expriment l'identité personnelle.

La mère de Bill Reid était haïda. Tout au long de sa carrière artistique, il a cherché à comprendre et à apprécier la culture haïda, ainsi que la logique et la beauté de l'art de ce peuple et, ce faisant, à explorer et exprimer sa propre identité.

La leçon qui suit porte sur le concept d'identité dans la culture haïda et dans l'art de Bill Reid. On demandera aux élèves d'explorer le concept d'identité en étudiant les emblèmes haïdas et en créant un motif qui représente leur identité.

Objectifs de la leçon

Cette leçon permettra aux élèves de :

Résultats généraux d'apprentissage

Cette leçon permettra aux élèves de :

Résultats prescrits d'apprentissage

Cette leçon permettra aux élèves de :

Sommaire du plan de leçon

Le plan de leçon comprend 6 leçons.

  1. L'environnement et les activités saisonnières
    Discussion de classe : activités saisonnières, tatouages
  2. Emblèmes et identité
    Activité : recherche sur le nom de famille, les emblèmes de Bill Reid
  3. Activité avec la feuille de travail : « Caractéristiques des animaux emblèmes »
  4. La tradition orale et les mystificateurs
    Récit : « Corbeau vole la lumière »
    Activité en arts visuels : récit et illustration de mystificateurs
  5. Emblèmes et bracelets
  6. Activité en arts visuels : bracelets
    Choix d'un motif avec la feuille de travail « Étapes de la fabrication des bracelets »
    Création de 2 bracelets
    Planification et tenue d'un événement pour montrer les bracelets et partager les histoires

Préparation pour la leçon

Équipement

Matériel

*Pour étendre la portée de la leçon avec les élèves de 4e année, ou pour adapter celle-ci pour une classe de 6e année, demandez aux élèves d'explorer également l'identité de groupe, et de travailler ensemble pour choisir et créer un motif qui représente l'identité de la classe.

Documentation pour l’enseignant

Alaska Native Knowledge Network. Guidelines for Respecting Cultural Knowledge. (en anglais)

Chapman, Laura. Adventures in Art Level 4 (Discover Art Series). Worcester, MA: Davis Publications, 1998. (en anglais)

Ministry of Education, Province of BC. Curriculum Resource Documents. BC First Nations Studies Teacher’s Guide, Bibliography. (en anglais)

Ressources Web

Cartes

Ministry of Education, Province of BC. Carte des Premières nations de Colombie-Britannique.

Council of the Haida Nation. Carte d’Haida Gwaii.

L'appel de Corbeau

On trouvera de l’information supplémentaire pertinente à ce plan de leçon dans d’autres parties de ce site Web :
Qui était Bill Reid?
L’art de Bill Reid (Galerie)
L’art de Bill Reid (Un voyage guidé)
Dans la salle de classe (Plan de leçon - 9e année)

Bill Reid

Les Archives de Radio-Canada. Bill Reid, 1920-1998 (5 clips vidéo, 3 clips audio)

Les Archives de Radio-Canada. Bill Reid, artiste haïda (vidéo, 1:59, 1998)

Canadian Broadcasting Corporation. CBC Digital Archives. The Life and Legend of Bill Reid (10 clips vidéo, 7 clips audio) (en anglais)

Fondation Bill Reid (en anglais)

Galerie Bill Reid d’art de la côte du Nord-Ouest (en anglais)

Musée canadien des civilisations. Memoriam : Bill Reid (1920-1998)

Musée canadien des civilisations Exposition en ligne. In Memoriam : Bill Reid (1920-1998). « Corbeau vole la lumière », traduit de l'anglais par Christiane Thiollier, du livre, The Raven Steals the Light. Récits de Bill Reid et Robert Bringhurst. Dessins de Bill Reid. Vancouver: Douglas & McIntyre, 1984.

Livres

Halpin, Marjorie. M. Totem Poles: An Illustrated Guide. (Museum notes, Museum of Anthropology; 3). Vancouver: UBC Press, 1981.

Holm, Bill. Northwest Coast Indian Art: An Analysis of the Form. Seattle: University of Washington Press, 1998.

Kramer, Pat. Totem Poles.Canmore: Altitude Publishing Canada, 1995.

MacDonald, George. Haida Monumental Art: Villages of the Queen Charlotte Islands. Préface et illustrations de Bill Reid. Vancouver: Douglas & McIntyre , 1983.

Muckle, Robert J. The First Nations of British Columbia. Vancouver: UBC Press, 1998.

Reid, Bill et Robert Bringhurst. The Raven Steals the Light. Récits de Bill Reid et Robert Bringhurst. Dessins de Bill Reid. Vancouver: Douglas & McIntyre, 1984.

Reid, Bill. Introduction de Robert Bringhurst, Solitary Raven: The Essential Writings of Bill Reid. Vancouver/Toronto: D&M Publishers, 2009.

Reid, Bill et Bill Holm. Form and Freedom: A Dialogue on Northwest Coast Indian Art. Houston: Rice University Institute for the Arts, 1975. (titre épuisé)

Reid, Martine J. Myths and Legends of the Haida Indians of the Northwest. Santa Barbara: Bellerophon Books, 2008.

Shadbolt, Doris. Bill Reid. Édition révisée. Vancouver: Douglas & McIntyre, 2003 [1986].

Shearar, Cheryl. Understanding Northwest Coast Art: A Guide to Crests, Beings, and Symbols. Vancouver: Douglas & McIntyre, 2000.

Stanley, Robert. Northwest Native Arts: Basic Forms. Surrey: Hancock House, 2002. (titre épuisé)

Stewart, Hilary. Cedar. Préface de Bill Reid. Vancouver/Toronto. Douglas & McIntyre, Seattle: University of Washington Press, 1984.

Stewart, Hilary. Indian Fishing: Early Methods on the Northwest Coast. Vancouver/Toronto: Douglas & McIntyre, Seattle: University of Washington Press, 1977.

Stewart, Hilary. Looking at Indian Art of the Northwest Coast. Vancouver: Douglas & McIntyre , 1979.

Stewart, Hilary. Totem Poles. Vancouver: Douglas & McIntyre , 2004.

Introduction

Cette leçon est conçue pour donner suite à une leçon d'introduction sur les Premières nations de Colombie-Britannique. On trouvera de l'information générale sur le sujet dans Muckle, 1998.

Pour récapituler, indiquez où se trouve Haida Gwaii sur un globe ou une carte. Haida Gwaii est le territoire traditionnel des Haïdas. C'est un archipel de quelque 150 îles dans l'océan Pacifique, situé à environ 100 kilomètres des côtes de la Colombie-Britannique. Dans les années 1880, les Haïda-Kaigani partent s'établir sur l'île Prince of Wales, en Alaska, où ils vivent encore aujourd'hui.

Sur une carte murale, ou une carte en ligne, et un globe, montrez le territoire traditionnel des Haïdas, celui de leurs voisins et partenaires commerciaux, les Tsimshian, les Tlingit et les Kwakwaka’wakw, ainsi que leurs routes de commerce.

On trouvera une carte en ligne à l'adresse www.bced.gov.bc.ca/abed/map.htm. Veuillez noter qu'un lien vers une carte plus grande est proposé, et qu'une version papier peut être commandée auprès des Publications de la Couronne.

On trouvera une carte d'Haida Gwaii à l'adresse : http://www.gohaidagwaii.ca/getting-here-around/maps.

Première leçon : L'environnement et les activités saisonnières

Étape 1 : Vue d'ensemble

Le territoire traditionnel haïda était riche en nourriture, en provenance de la terre comme de la mer. Les Haïdas pêchaient, chassaient sur mer et sur terre, cueillaient et conservaient les aliments. À marée basse, ils ramassaient des mollusques et crustacés, palourdes, panopes, pétoncles des roches, ormeaux, crabes géants, couteaux et poulpes. Ils chassaient le phoque, l'otarie, la loutre de mer, ainsi que les oiseaux, ramassaient les œufs de goélands et cueillaient de nombreuses variétés de baies, y compris les baies de salal qui faisaient fréquemment l'’objet de troc.

Les Haïdas ont mis au point des outils et techniques sophistiqués pour tirer parti de l’abondance dans leur environnement. Ils utilisaient des hameçons à flétan, des harpons, des fascines, des nasses et des filets faits d'écorce et de racines. Dans les terres, ils se servaient de pièges, d'arcs et de flèches.

Sur leur territoire poussaient les plus hauts cèdres et épicéas de la côte, et ils travaillaient le bois de multiples façons. Ils construisaient des maisons monumentales avec des madriers de douze mètres de long, de dix centimètres d'épaisseur et de quatre-vingt dix centimètres de large. Avec l'écorce et les racines, ils tissaient de magnifiques chapeaux et capes. Ils coupaient le bois et le traitaient à la vapeur pour bâtir de grandes pirogues allant sur l'océan et fabriquer des coffres en bois cintré qu’ils utilisaient pour le transport et la conservation de la nourriture, ainsi que l'entreposage de leurs biens.

Les Haïdas ont prospéré sur la côte pendant plus de 9 000 ans. Pour en savoir plus sur la grande diversité d'outils et de techniques auxquels ils avaient recours pour se procurer leur nourriture dans la mer, voir le livre abondamment illustré d'Hilary Stewart, Indian Fishing: Early Methods on the Northwest Coast. Michael Kew, dans son introduction à cet ouvrage, nous rappelle que « la pêche faisait le lien entre les êtres humains et le monde des esprits, et n’était jamais une simple affaire de créer des outils en bois ou en os et de les utiliser. » (Stewart, 1977: 8)

La société traditionnelle haïda était hiérarchisée en trois catégories : les nobles, les gens ordinaires et les esclaves, qui étaient capturés lors de raids. Cette division de la société était renforcée par le cérémonial de distribution des biens et de la nourriture lors des potlatchs et des fêtes. L'économie reposait sur deux saisons : l'été et l'hiver. La période estivale était consacrée à la cueillette et à la conservation des aliments. Viande et baies étaient fumées pour être conservées, formées en gâteaux, puis entassées dans des boîtes en bois pour consommation ultérieure, pour être données en cadeau ou encore pour le commerce. Cette grande abondance de nourriture était partie intégrante de la richesse de chaque famille et de la communauté.

La saison hivernale était celle de la réunion et du partage de la nourriture, des rituels et des cérémonies lors de grande fêtes appelées potlatchs. Les invités recevaient des cadeaux, et ceux qui organisaient le potlatch gagnaient en prestige. Lors du potlatch, les familles portaient ou montraient leurs emblèmes et, ce faisant, étalaient leur richesse et voyaient leur prestige encore plus rehaussé dans la communauté.

Un symbole important de richesse matérielle, le « Cuivre » était un objet fabriqué en cuivre qui avait la forme d’un bouclier. Les Cuivres appartenaient à des Haïdas de statut élevé qui les exposaient lors des potlatchs et qui en faisaient parfois don durant les cérémonies.

Pour des renseignements supplémentaires sur l’importance des Cuivres dans la culture haïda, reportez-vous à la quatrième activité, Étape 2, du Plan de leçon  de 9e année.

Lors des cérémonies d'hiver, les Haïdas recevaient des noms et des emblèmes. Lorsqu'un jeune Haïda atteignait un certain âge, un rituel était organisé et il recevait son premier tatouage pour montrer son identité.

Étape 2 : Suggestions pour la discussion de classe

Demandez aux élèves de donner des exemples de richesse matérielle et immatérielle chez les Haïdas.
Demandez aux élèves de donner des exemples de richesse immatérielle dans leur propre famille.

Revenez sur les activités saisonnières de la vie traditionnelle des Haïdas. Pour chacune des activités suivantes, demandez aux élèves s'il s'agit d'une activité estivale ou hivernale, ou les deux :

Demandez aux élèves de penser à des activités qu'ils pratiquent seulement en été ou en hiver. Demandez aux élèves si certains font des choses particulières l'été en prévision de l'hiver. La classe pourra créer un tableau des activités et déterminer s’ils ont des activités saisonnières en commun.

Demandez aux élèves d'imaginer qu'un parent, un grand-parent, une tante, un oncle ou un autre membre de la famille leur offre un tatouage pour leur prochain anniversaire. Ce tatouage leur est offert car il représente leur famille et sera un signe permanent de leur identité. À leur avis, que représenterait-il? Les élèves peuvent chacun dessiner leur propre motif de tatouage et le présenter à la classe.

Deuxième leçon : Emblèmes et identité

Étape 1 : Vue d'ensemble

La famille, son histoire et l’identité familiales sont très importantes pour les Haïdas. Sans système d’écriture avant le contact avec les Européens, ils transmettaient (et le font toujours) leur histoire par la tradition orale, à l’aide de symboles visuels appelés emblèmes, pour affirmer qui ils sont et d’où ils viennent. Les Haïdas portent leurs emblèmes sur leurs vêtements et leurs bijoux, et ils en décorent leurs biens, couvertures (ou capes) à boutons, maisons, pirogues, récipients, Cuivres et mâts héraldiques. Les enfants héritent leurs emblèmes et le droit de les utiliser de leur mère.

La société traditionnelle haïda était organisée autour de deux groupes matrilinéaires (moitiés), les Corbeaux et les Aigles, et subdivisée en clans, chacun sous la direction d’un chef. Les enfants haïdas héritaient de leur moitié et de leur clan de leur mère. Leur moitié déterminait le nom (ou titre) qu’ils pouvaient porter, l’emblème qu’ils pouvaient arborer, qui ils pouvaient épouser, où ils pouvaient pêcher, chasser et cueillir, et quelles chansons et légendes ils pouvaient chanter et raconter. Les Corbeaux devaient épouser des Aigles et vice versa.

La société haïda était composée d’une aristocratie, de gens ordinaires et d’esclaves, capturés lors de raids. Les chefs et leur famille possédaient de nombreux emblèmes, les gens ordinaires en avaient très peu et les esclaves n’en avaient aucun.

Avant l’arrivée des premiers Européens sur Haida Gwaii dans les années 1770, les Haïdas étaient plus de 10 000. En 1862, plus de quatre-vingt dix pour cent des Haïdas avaient succombés à la variole et à d’autres maladies. En 1900, ils n’étaient plus qu’environ 350. Outre les effets de la maladie apportée par les Européens, la culture haïda a souffert d’autres répercussions du colonialisme, dont le racisme, l'oppression politique, le vol des terres, les pensionnats et la pertes de la langue et des connaissances.

Mais les Haïdas sont un peuple résistant. Si plusieurs aspects de la culture haïda ont souffert plus que d’autres, le système des emblèmes est demeuré solide et important, et est toujours utilisé aujourd'hui.

Étape 2 : Recherche sur le nom de famille

Pour imaginer comment l’identité d’une personne peut être représentée visuellement, on peut penser, par exemple, à un uniforme sportif. Les emblèmes sur l’uniforme sont des décorations qui diront clairement à quel groupe une personne appartient, si l’on peut « déchiffrer » les symboles. Si une personne participe à un événement sportif et reçoit une médaille, un insigne ou toute autre reconnaissance de ses réalisations, elle peut les porter sur son uniforme ou autour de son cou comme rappel à tous de sa participation à l’événement. L’histoire de l’événement devient ainsi une partie de son identité. Ce dernier devient également une partie de l’histoire de ceux qui y ont assisté ou qui en ont été témoins. Dans la société haïda traditionnelle, le souvenir de l’événement est gardé vivant en le répétant à maintes reprises sous forme de récit, de chant et de danse.

Chaque élève possède quelque chose qui fait partie de son identité, qui est unique à lui, mais tous les autres élèves dans la classe savent de quoi il s'agit. Qu’est-ce que c’est? (Son nom.)

Demandez aux élèves de chercher la signification de leur nom, en posant des questions aux membres de leur famille et en faisant des recherches sur Internet. Certains sites Web sur la signification des noms illustrent aussi des emblèmes familiaux qui représentent le nom et l’histoire d’une famille. Insistez sur le fait que les emblèmes familiaux sont des motifs qui représentent l’identité d’une famille. Les élèves pourraient créer un tableau de classe des noms de famille qui dérivent de lieux, de métiers (Boulanger, par exemple), de familles et de cultures identifiables.

Étape 3 : Les emblèmes de Bill Reid

Bill Reid portait un collier avec un emblème de Loup en bois d’if qu’il avait sculpté. C’était l’emblème de sa famille. Sa mère était Corbeau du clan du Loup, et c’est d’elle qu’il a hérité de ces emblèmes. Bill Reid a créé de nombreux objets d’art avec l’emblème du Loup et bien d’autres encore avec celui du Corbeau.

À l’aide d’un ordinateur avec connexion Internet, d’un projecteur et d’un grand écran :

Étape 4 : Suggestions pour la discussion de classe

Nommez ou décrivez au moins trois œuvres d’art au motif de Corbeau qui ont été créées par Bill Reid (« Raven Steals the Light », « The Raven Discovers Mankind in a Clam Shell », « The Raven and the First Men », des bracelets ou des broches à motif de Corbeau, etc.).

Nommez au moins trois matériaux différents utilisés par Bill Reid pour créer ses motifs de Corbeau (crayon et papier, bois, or, argent, onyx, etc.).

Nommez au moins trois techniques différentes utilisées par Bill Reid pour créer ses motifs de Corbeau (sculpture, peinture, impression, gravure, etc.).

Quelles sont les ressemblances et les différences entre les pièces? Demandez aux élèves d’expliquer pourquoi ils préfèrent une pièce plutôt qu’une autre.

Bill Reid a créé beaucoup de ses bracelets à l’aide d’une technique appelée la technique du repoussé. Pour étendre la portée de la leçon, présenter la vidéo de la première page de « L’art de Bill Reid : un voyage guidé » qui montre Bill Reid à son établi, travaillant avec cette technique (2:24).

Bill Reid a réalisé plusieurs sculptures qui illustrent la légende « Corbeau découvre l’humanité à l’intérieur d’une coquille de palourde ». Il a fait une très petite sculpture en buis, de 7 cm de haut seulement, en 1970. Montrez la photo de la sculpture « The Raven Discovering Mankind in a Clam Shell », dans la catégorie « Sculptures et récipients » de la galerie virtuelle, puis celle de Bill Reid la tenant dans sa main, dans la section « Photo biographie » de ce site Web.

Dix ans plus tard, il en a fait une très grande version, de 2 m de haut, sculptée dans du cèdre jaune.Montrez la photo de cette sculpture, « The Raven and the First Men », dans la catégorie « Sculptures et récipients » de la galerie virtuelle, puis celle de Bill Reid avec sa sculpture, dans la section « Photo biographie ».

Demandez aux élèves de dire quelle est, selon eux, celle qui a été le plus difficile à sculpter, et pourquoi. Laquelle feraient-ils en premier?

Pour une discussion plus poussée sur les emblèmes veuillez vous référer au plan de leçon – 9e année. James Hart de Haida Gwaii, qui a sculpté le mât « Celebration of Bill Reid Pole » en y faisant figurer les principaux emblèmes de Bill Reid, y explique pourquoi les emblèmes en général sont importants pour les Haïdas, et ceux qui revêtent une signification particulière pour Bill Reid. Vous pouvez choisir de lire un extrait de la transcription de la bande sonore dans laquelle James Hart aborde ce sujet.

Troisième leçon : Identification des animaux emblèmes

Étape 1 : Consultation des ressources

Étape 2 : Visite de la galerie virtuelle : les emblèmes d’animaux de Bill Reid

Dans la leçon précédente, les élèves ont vu des exemples d'emblèmes du Loup et du Corbeau dans certaines des œuvres d'art de Bill Reid. Dans cette leçon, les élèves verront des exemples d’autres figures d’emblèmes dans la galerie virtuelle. Au XIXe siècle, les Haïdas utilisaient au moins 100 emblèmes différents : des animaux, des plantes, des insectes, des caractéristiques du paysage et des éléments de la nature, comme le ciel, l'arc-en-ciel, le soleil, la lune et les étoiles. Bill Reid employait de nombreuses figures d’emblèmes différentes dans ses œuvres.

Distribuez la feuille de travail « Caractéristiques des animaux emblèmes » aux élèves.

À l’aide d’un ordinateur avec connexion Internet, d’un projecteur et d’un écran, montrez des images d’emblèmes d’animaux, que Bill Reid a conçues selon les conventions de l’art haïda traditionnel, dans la catégorie « Peintures, dessins et estampes » de la galerie virtuelle.

Dans l’art traditionnel haïda, les parties du corps des animaux possèdent des caractéristiques particulières dont on peut se servir pour identifier l'animal. Montrez les différentes parties du corps et les caractéristiques frappantes. Aidez les élèves à identifier chaque animal en cherchant ses caractéristiques. Demandez-leur d’écrire le nom de chaque animal à côté de ses caractéristiques évidentes. Demandez aux élèves de travailler en groupe de deux pour vérifier leurs réponses. Pour étendre la portée de l’activité, demandez aux élèves de travailler ensemble pour créer et analyser un tableau des caractéristiques.

Caractéristiques des animaux emblèmes

Écrivez le nom d’un des animaux emblèmes haïdas à côté de ses caractéristiques évidentes.
Oiseau-Tonnerre, Corbeau, Loup, Épaulard, Ours, Castor, Aigle, Squale, Grenouille
  Oreilles courtes et carrées, grosses narines, grandes dents, langue sortie et repliée vers le bas, pattes semblables à des griffes
  Deux grandes dents de devant, queue quadrillée, petites oreilles, narines arrondies
  Long museau avec narines évasées, beaucoup de grandes dents pointues, grandes oreilles, queue poilue
  Grosse tête, museau rond, grande bouche, beaucoup de dents, évent, nageoire dorsale, queue avec nageoires caudales symétriques
  Haut front bombé et bouche orientée vers le bas, dents pointues et triangulaires
  Pas d’oreilles ou oreilles minuscules, bec à bout crochu plus court que celui du Corbeau, langue visible
  Long bec droit courbé à la pointe, langue habituellement visible, ailes pliées
  Grandes ailes ouvertes, plumes arrondies sur le dessus de la tête, bec courbé à angle droit
  Grande bouche, lèvres épaisses, pas de dents, nez plat, pattes pliées avec orteils, pas de queue
Quelles caractéristiques évidentes pouvez-vous imaginer pour un chien, un chat ou tout autre animal que vous connaissez?
 
 

Fichier PDF imprimable

Caractéristiques des animaux emblèmes – feuille de réponses de l’enseignant

Ours Oreilles courtes et carrées, grosses narines, grandes dents, langue sortie et repliée vers le bas, pattes semblables à des griffes
Castor Deux grandes dents de devant, queue quadrillée, petites oreilles, narines arrondies
Loup Long museau avec narines évasées, beaucoup de grandes dents pointues, grandes oreilles, queue poilue
Épaulard Grosse tête, museau rond, grande bouche, beaucoup de dents, évent, nageoire dorsale, queue avec nageoires caudales symétriques
Squale Haut front bombé et bouche orientée vers le bas, dents pointues et triangulaires
Aigle Pas d’oreilles ou oreilles minuscules, bec à bout crochu plus court que celui du Corbeau, langue visible
Corbeau Long bec droit courbé à la pointe, langue habituellement visible, ailes pliées
Oiseau-Tonerre Grandes ailes ouvertes, plumes arrondies sur le dessus de la tête, bec courbé à angle droit
Grenouille Grande bouche, lèvres épaisses, pas de dents, nez plat, pattes pliées avec orteils, pas de queue

Quatrième leçon : La tradition orale et les mystificateurs

Étape 1 : Mythes et emblèmes

Les Haïdas ont une riche tradition orale de légendes et de chansons qui mentionnent leurs emblèmes. Lorsqu’une personne de la nation haïda adopte un emblème, celui du Loup par exemple, ce n'est pas parce qu'elle est comme un loup, mais parce qu'elle, sa famille ou ses ancêtres ont eu une rencontre avec l’esprit du Loup. Le récit d’une telle rencontre sera raconté indéfiniment sous différentes formes : emblèmes, danses, histoires et chansons.

Certains récits portent sur les esprits des humains, des animaux ou des éléments de la nature. Lors d'occasions cérémoniales, les Haïdas racontent des légendes, entonnent les chansons, portent des vêtements spéciaux, arborent des masques pour les danses, vérifient et confirment l’identité, et remettent des cadeaux aux invités conviés comme témoins de ces événements.

Les légendes et les chansons, à l’instar des emblèmes, sont la propriété de personnes ou de familles. Certaines ne peuvent être racontées ou chantées que par leurs propriétaires.

Les mythes familiaux, qui expliquent comment une famille est venue s’installer à l’endroit où elle habite aujourd’hui, comment elle est devenue propriétaire de certains lieux, où elle pêche, chasse et cueille de petits fruits, et comment elle a obtenu ses privilèges et son pouvoir, ne peuvent être racontés que par les membres de cette famille. De cette façon, la famille se souvient de ses antécédents et transmet cette connaissance à la génération suivante.

Tout le monde peut raconter les mythes sur la création du monde et les origines des êtres humains, leurs coutumes, le paysage, les plantes et les animaux.

Les récits mythiques racontent une époque où les frontières entre les animaux, les êtres humains et les esprits n’étaient pas bien définies et où les ancêtres sont venus du ciel et ont eu des rencontres avec des animaux mythiques. Les Haïdas croient qu’ils sont descendants d’êtres surnaturels.

Quand Bill Reid était dans la vingtaine, il a visité le village de sa mère à Haida Gwaii, où il a rencontré l’un des meilleurs conteurs haïdas, Henry Young, qui lui a raconté de nombreuses légendes haidas. À l’époque, Henry Young était octogénaire. Quand (de nombreuses années plus tard) Bill Reid a compris toute l’importance de ces récits, Henry Young était décédé. Bill Reid a repris certaines de ces histoires dans son livre Corbeau vole la lumière (The Raven Steals the Light), qu’il a dédié à Henry Young. Nombre de ces légendes haïdas ont directement inspiré l’œuvre de Bill Reid.

Étape 2 : « Corbeau vole la lumière »

Certains récits haïdas portent sur les mystificateurs qui prennent des formes différentes à volonté, parfois même pour éviter des conséquences quand ils ont mal agi. Le mystificateur le plus connu dans la culture haïda est le Corbeau, qui est également un décepteur.

Pendant la lecture, montrez aux élèves « The Raven Steals the Light », le dessin qui illustre le récit, dans la galerie virtuelle, ou dans le livre. (Le dessin apparaît en couverture du livre en anglais et à la page 18.)

Le récit complet et l’illustration sont aussi en ligne à
http://www.civilization.ca/cmc/exhibitions/aborig/reid/reid14f.shtml

Étape 3 : Récits et illustrations de mystificateurs

« Corbeau vole la lumière » est un exemple d’un récit de mystificateur, dans lequel un être prend la forme d’un autre à volonté. Les animaux peuvent se transformer en êtres humains ou en un autre être tandis que les êtres humains peuvent devenir des animaux ou d’autres êtres.

Demandez aux élèves de créer leurs propres illustration et récit de mystificateur. Les élèves choisissent un animal de la feuille de travail « Caractéristiques des animaux emblèmes » et imaginent la façon dont ils peuvent se transformer en cet animal. Ils dessinent leur personnage mystificateur à un moment où celui-ci est mi-animal, mi-humain, en utilisant certaines des caractéristiques de l'animal qu'ils ont choisi.

Les élèves rédigent ensuite un paragraphe sous leur dessin, en expliquant :

a) pourquoi ils se sont transformés. Que s’est-il passé avant qu’ils commencent leur transformation?

b) ce qu’ils faisaient au moment de leur transformation, et qu’ils ne pouvaient pas faire avant

c) ce qu’ils ont ressenti en se transformant

d) les bons et les mauvais côtés de redevenir un être humain

Exposez les dessins et demandez aux élèves de partager leurs réalisations et les récits qui les accompagnent.

Cinquième leçon : Emblèmes et bracelets

Étape 1 : Bracelets haïdas

Autrefois, il y avait peu de bijoux et d’ornements personnels. Les colliers en coquillage et en os, les bracelets, boucles d’oreilles, ornements de nez et labrets (réservés aux femmes de la noblesse) en cuivre, ainsi que les coiffures et vêtements en représentaient l’essentiel.

Traditionnellement, les Haïdas tatouaient leurs emblèmes sur le corps. Lorsque les missionnaires ont banni les coutumes ancestrales, y compris les tatouages, les Haïdas ont commencé à sculpter plus souvent leurs emblèmes familiaux sur des bracelets. Au début, ils utilisaient des pépites de cuivre mais, avec l’introduction de pièces d’or et d’argent et d’outils en fer, les pratiques se sont modifiées. Les matériaux ont changé, mais pas la signification.

Dans la société haïda traditionnelle, les bracelets étaient symboles de richesse et de statut. Plus vous portiez de bracelets, plus vous étiez riche et important dans la communauté. Les familles nanties offraient des bracelets à tous leurs invités lors des potlatchs, augmentant ainsi leur rang et leur prestige.

Étape 2 : Visite de la galerie virtuelle « Les bracelets de Bill Reid »

L’identité culturelle se forme en fonction de nombreux facteurs, dont la famille, l’histoire, le sexe, la race, la religion, la nationalité, l’origine ethnique, l’éducation, la langue et le territoire. Dans la société haïda, l’histoire familiale racontée dans les récits est l’aspect de l’identité le plus important. L’histoire familiale est également répétée et racontée dans des chansons et des danses, ainsi que dans les décorations d'objets culturels, dont les bijoux et les bracelets, portés tant par les hommes que par les femmes.

Alors qu’il en apprenait plus sur son propre héritage haïda et sur les conventions de l’art de son peuple, Bill Reid s’est mis à sculpter de nombreux bracelets en or ou en argent avec des figures emblématiques traditionnelles.

À l’aide d’un ordinateur avec connexion Internet, d’un projecteur et d’un grand écran, montrez aux élèves les bracelets des Bill Reid dans la catégorie « Bijoux » de la galerie virtuelle.

Parmi ceux-ci, « Nanasimget », Grizzli, Ours, Aigle, « Salmon and Bearded Man », « Split Eagle », Castor et Aigle, « Mythic Messengers » et « Moon Woman ». Chacun d’eux illustre une figure mythique, et chaque figure a sa propre histoire.

Dans un bracelet, Bill Reid a combiné deux de ses emblèmes familiaux : le Corbeau et le Loup. Montrez le bracelet aux élèves. Peuvent-ils reconnaître les deux figures?

Les emblèmes haïdas portent sur les différences (nous sommes de cette famille-ci, pas de cette famille-là, nous sommes des Corbeaux ou des Aigles, et pas l’inverse), sur les similitudes (nous sommes tous Haïdas) et sur les liens (même si nous appartenons à des familles différentes, nous avons tous en commun des ancêtres surnaturels, un patrimoine, un territoire, une langue et une culture).

L’identité d’une personne est aussi façonnée par ce qu’elle fait ou ce qu’elle crée. En en apprenant plus sur son propre héritage haïda, Bill Reid a entrepris un long voyage de découverte de sa propre identité, au cours duquel il a été inspiré par la culture de son peuple, et a créé un grand nombre d’œuvres d’art uniques.

Dans la prochaine leçon, on demandera aux élèves de réfléchir aux histoires de leur propre famille en tant que composantes importantes de leur identité individuelle, et de créer pour leur premier bracelet un motif qui exprime leur identité.

Sixième leçon : Activité en arts visuels – bracelets

Étape 1  : Introduction

Expliquez aux élèves qu’ils vont créer deux bracelets au cours de cette leçon.

Pour leur premier bracelet, qu’ils vont conserver, ils utiliseront un emblème avec leur propre motif, basé sur les histoires de leur famille, pour exprimer leur identité personnelle.

Pour leur deuxième bracelet, qu’ils offriront lors d’un événement (Étape 5), ils utiliseront un emblème avec leur propre motif, inspiré de la nature.

Étape 2 : Planification du premier bracelet (identité personnelle)

Distribuez à chaque élève une copie de la feuille de travail « Étapes de la fabrication des bracelets ».

Les élèves choisissent un récit

Les élèves choisissent un motif

Les élèves se réunissent en cercle pour une discussion collective

Les élèves font des esquisses et choisissent leurs motifs

Au cours de cet exercice, les élèves recueillent de l’information, reçoivent des suggestions qui enrichissent leurs possibilités de création et apprennent qu’il existe de nombreuses façons de voir une histoire personnelle et de la représenter.

Étape 3 : Planification du deuxième bracelet (cadeau)

Maintenant que les élèves se sont familiarisés avec leurs outils, matériaux et techniques, et qu’ils ont surmonté les difficultés de conception, ils devraient réussir encore mieux leur deuxième bracelet.

Bill Reid a été un artiste prolifique et actif pendant plus de cinquante ans. Imaginez combien de difficultés de conception il a dû surmonter pendant tout ce temps! Tous ses motifs n’ont pas été toujours couronnés de succès, mais au cours de sa carrière, il n’a jamais arrêté d’expérimenter, d’apprendre et d’améliorer sa technique et sa compréhension de l’art en général, et de l’art haïda en particulier.

Les élèves peuvent choisir entre de nombreuses options différentes pour la création de leur deuxième bracelet. Voici quelques idées de départ pour le choix d’un motif. Invitez les élèves à choisir une ou plusieurs suggestions parmi les suivantes, ou à proposer leurs propres idées :

Les élèves choisissent le type de motif qu’ils vont créer et en font une esquisse rapide sur une feuille séparée, plutôt que sur la feuille de travail « Étapes de la fabrication des bracelets », qui fera plus tard partie de l’exposition (de sorte qu’ils restent anonymes quand ils en font cadeau à l’Étape 5).

Étapes de la fabrication des bracelets
Nom: Groupe:
Première histoire : 2 phrases



Deuxième histoire : 2 phrases



Première histoire : mots et esquisses Deuxième histoire : mots et esquisses
Discussion collective



Discussion collective



Discussion collective



Discussion collective



Motif définitif



Motif définitif



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Étape 4 : Fabrication des bracelets

Matériaux
Préparation
Méthode

Étape 5 : Partage des bracelets et des histoires

Les élèves coopèrent pour concevoir un événement dans le but :

Les élèves coopèrent pour déterminer le déroulement de la cérémonie – la façon dont chacun racontera son histoire, montrera son bracelet et donnera l’autre bracelet en cadeau. Dans la culture haïda, les nouveaux emblèmes et bijoux étaient exposés, et les histoires étaient partagées lors des rassemblements d’hiver.

Les emblèmes devaient être validés. La communauté devait accepter tout nouvel emblème avant qu’une personne ou une famille ne puisse l’utiliser. Il est possible que les élèves choisissent de tenir une cérémonie de validation dans le cadre de l’événement.

Demandez aux élèves de décorer les murs de la classe avec les tableaux de noms, les dessins de mystificateurs et les feuilles de travail « Étapes de la fabrication des bracelets ».

Pour étendre la portée de la leçon : les élèves peuvent prendre des photos numériques de leurs bracelets, créer un diaporama et le présenter lors de l’événement de partage, à l’aide de l’ordinateur, du projecteur et de l’écran. Il est possible que certains élèves désirent chanter, danser, réciter un poème ou interpréter leur récit, seuls ou en groupe.

Quand tous les deuxièmes bracelets ont été remis en cadeau, demandez aux élèves ce qu'ils ont ressenti en les donnant. Rappelez-leur que dans la culture traditionnelle haïda, faire un cadeau augmentait la richesse et le prestige de celui qui en faisait don dans la communauté et que, plus tard, celui qui recevait ce cadeau lui remettrait à son tour un cadeau d’une plus grande valeur.

Profitez de occasion pour réaffirmer que chaque élève possède une histoire unique qui fait partie de sa propre identité; peu importe le moment ou l'endroit où l'on vit, nous réaffirmons notre identité et renforçons notre communauté et notre culture quand nous partageons nos histoires.

Évaluation

Basée sur les ERI de 4e année en sciences humaines et en art, cette leçon porte sur les résultats d'apprentissage prescrits suivants :

Sciences humaines

On s’attend à ce que les élèves puissent :

Arts visuels

(Percevoir/réagir)

On s’attend à ce que les élèves puissent :

(Créer/communiquer)

On s’attend à ce que les élèves puissent :

Autoévaluation

Critères Auto-évaluation Évaluation de l’enseignant
Je peux indiquer où se trouve Haida Gwaii sur une carte du monde.    
Je peux expliquer ce que sont les emblèmes et pourquoi ils sont importants pour les Haïdas.    
Je peux nommer trois emblèmes haïdas, dont un qui appartenait à Bill Reid.    
Je peux expliquer ce qu’est la tradition orale et pourquoi elle est importante pour les Haïdas.    
Je peux expliquer ce qu’est un mystificateur.    
Je peux nommer trois sortes d’objets culturels sur lesquels on retrouve des emblèmes.    
Je peux nommer trois façons dont Bill Reid s’est servi pour découvrir l'art haïda.    
J’ai utilisé mes croquis pour étudier les possibilités et élaborer mes motifs.    
J’ai fait un bracelet avec un motif qui représente mon identité et je peux discuter de mes choix artistiques.    
J’ai coopéré avec ma classe pour créer une exposition et un événement pour nos bracelets.    
Commentaires de l’enseignant



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Sciences humaines 4e année  : Rubrique du ministère de l’Éducation de C.-B.

Notation Critères
5 Excellent. Surpasse les exigences en donnant de l’information, des perceptions ou des interprétations supplémentaires. Clair, exact, détaillé; utilise les sources et les données judicieusement. Analyses réfléchies.
4 Bon. Répond pleinement aux exigences. Donne une information claire, détaillée et exacte; les interprétations sont logiques et font preuve d’une bonne compréhension.
3 Satisfaisant. Fournit de l’information de base, comprenant une certaine analyse ou interprétation des idées, causes, motifs et implications. Clair et facile à suivre.
2 Marginal. Comprend l’information la plus élémentaire, mais il y a d’importantes omissions ou inexactitudes. A tendance à se concentrer sur les personnes, les événements et les lieux (laissant de côté les idées, causes et implications).
1 Incomplet. Peut comporter de l’information inexacte ou sans pertinence, ou des arguments non justifiés. Fondée sur l’ERI en sciences humaines et en arts visuels de 9e année, cette leçon vise les résultats d'apprentissage prescrits suivants :