Dans la salle de classe

Plans de leçon

Bill Reid : Exploration de l'identité

Introduction

Cette leçon est conçue pour donner suite à une leçon d'introduction sur les Premières nations de Colombie-Britannique. On trouvera de l'information générale sur le sujet dans Muckle, 1998.

Pour récapituler, indiquez où se trouve Haida Gwaii sur un globe ou une carte. Haida Gwaii est le territoire traditionnel des Haïdas. C'est un archipel de quelque 150 îles dans l'océan Pacifique, situé à environ 100 kilomètres des côtes de la Colombie-Britannique. Dans les années 1880, les Haïda-Kaigani partent s'établir sur l'île Prince of Wales, en Alaska, où ils vivent encore aujourd'hui.

Sur une carte murale, ou une carte en ligne, et un globe, montrez le territoire traditionnel des Haïdas, celui de leurs voisins et partenaires commerciaux, les Tsimshian, les Tlingit et les Kwakwaka’wakw, ainsi que leurs routes de commerce.

On trouvera une carte en ligne à l'adresse www.bced.gov.bc.ca/abed/map.htm. Veuillez noter qu'un lien vers une carte plus grande est proposé, et qu'une version papier peut être commandée auprès des Publications de la Couronne.

On trouvera une carte d'Haida Gwaii à l'adresse : http://www.gohaidagwaii.ca/getting-here-around/maps.

Première leçon : L'environnement et les activités saisonnières

Étape 1 : Vue d'ensemble

Le territoire traditionnel haïda était riche en nourriture, en provenance de la terre comme de la mer. Les Haïdas pêchaient, chassaient sur mer et sur terre, cueillaient et conservaient les aliments. À marée basse, ils ramassaient des mollusques et crustacés, palourdes, panopes, pétoncles des roches, ormeaux, crabes géants, couteaux et poulpes. Ils chassaient le phoque, l'otarie, la loutre de mer, ainsi que les oiseaux, ramassaient les œufs de goélands et cueillaient de nombreuses variétés de baies, y compris les baies de salal qui faisaient fréquemment l'’objet de troc.

Les Haïdas ont mis au point des outils et techniques sophistiqués pour tirer parti de l’abondance dans leur environnement. Ils utilisaient des hameçons à flétan, des harpons, des fascines, des nasses et des filets faits d'écorce et de racines. Dans les terres, ils se servaient de pièges, d'arcs et de flèches.

Sur leur territoire poussaient les plus hauts cèdres et épicéas de la côte, et ils travaillaient le bois de multiples façons. Ils construisaient des maisons monumentales avec des madriers de douze mètres de long, de dix centimètres d'épaisseur et de quatre-vingt dix centimètres de large. Avec l'écorce et les racines, ils tissaient de magnifiques chapeaux et capes. Ils coupaient le bois et le traitaient à la vapeur pour bâtir de grandes pirogues allant sur l'océan et fabriquer des coffres en bois cintré qu’ils utilisaient pour le transport et la conservation de la nourriture, ainsi que l'entreposage de leurs biens.

Les Haïdas ont prospéré sur la côte pendant plus de 9 000 ans. Pour en savoir plus sur la grande diversité d'outils et de techniques auxquels ils avaient recours pour se procurer leur nourriture dans la mer, voir le livre abondamment illustré d'Hilary Stewart, Indian Fishing: Early Methods on the Northwest Coast. Michael Kew, dans son introduction à cet ouvrage, nous rappelle que « la pêche faisait le lien entre les êtres humains et le monde des esprits, et n’était jamais une simple affaire de créer des outils en bois ou en os et de les utiliser. » (Stewart, 1977: 8)

La société traditionnelle haïda était hiérarchisée en trois catégories : les nobles, les gens ordinaires et les esclaves, qui étaient capturés lors de raids. Cette division de la société était renforcée par le cérémonial de distribution des biens et de la nourriture lors des potlatchs et des fêtes. L'économie reposait sur deux saisons : l'été et l'hiver. La période estivale était consacrée à la cueillette et à la conservation des aliments. Viande et baies étaient fumées pour être conservées, formées en gâteaux, puis entassées dans des boîtes en bois pour consommation ultérieure, pour être données en cadeau ou encore pour le commerce. Cette grande abondance de nourriture était partie intégrante de la richesse de chaque famille et de la communauté.

La saison hivernale était celle de la réunion et du partage de la nourriture, des rituels et des cérémonies lors de grande fêtes appelées potlatchs. Les invités recevaient des cadeaux, et ceux qui organisaient le potlatch gagnaient en prestige. Lors du potlatch, les familles portaient ou montraient leurs emblèmes et, ce faisant, étalaient leur richesse et voyaient leur prestige encore plus rehaussé dans la communauté.

Un symbole important de richesse matérielle, le « Cuivre » était un objet fabriqué en cuivre qui avait la forme d’un bouclier. Les Cuivres appartenaient à des Haïdas de statut élevé qui les exposaient lors des potlatchs et qui en faisaient parfois don durant les cérémonies.

Pour des renseignements supplémentaires sur l’importance des Cuivres dans la culture haïda, reportez-vous à la quatrième activité, Étape 2, du Plan de leçon  de 9e année.

Lors des cérémonies d'hiver, les Haïdas recevaient des noms et des emblèmes. Lorsqu'un jeune Haïda atteignait un certain âge, un rituel était organisé et il recevait son premier tatouage pour montrer son identité.

Étape 2 : Suggestions pour la discussion de classe

Demandez aux élèves de donner des exemples de richesse matérielle et immatérielle chez les Haïdas.
Demandez aux élèves de donner des exemples de richesse immatérielle dans leur propre famille.

Revenez sur les activités saisonnières de la vie traditionnelle des Haïdas. Pour chacune des activités suivantes, demandez aux élèves s'il s'agit d'une activité estivale ou hivernale, ou les deux :

  • confection des gâteaux de baies
  • construction de maison
  • voyage pour le commerce
  • présentation des emblèmes
  • voyage à des fins sociales
  • festins
  • chants, danses et percussions
  • réparation des filets de pêche
  • narration de légendes
  • sculpture des pirogues
  • attribution de noms
  • jeux
  • chasse
  • tatouage
  • fumage de la viande
  • récolte des baies
  • présentation de cadeaux

Demandez aux élèves de penser à des activités qu'ils pratiquent seulement en été ou en hiver. Demandez aux élèves si certains font des choses particulières l'été en prévision de l'hiver. La classe pourra créer un tableau des activités et déterminer s’ils ont des activités saisonnières en commun.

Demandez aux élèves d'imaginer qu'un parent, un grand-parent, une tante, un oncle ou un autre membre de la famille leur offre un tatouage pour leur prochain anniversaire. Ce tatouage leur est offert car il représente leur famille et sera un signe permanent de leur identité. À leur avis, que représenterait-il? Les élèves peuvent chacun dessiner leur propre motif de tatouage et le présenter à la classe.

Deuxième leçon : Emblèmes et identité

Étape 1 : Vue d'ensemble

La famille, son histoire et l’identité familiales sont très importantes pour les Haïdas. Sans système d’écriture avant le contact avec les Européens, ils transmettaient (et le font toujours) leur histoire par la tradition orale, à l’aide de symboles visuels appelés emblèmes, pour affirmer qui ils sont et d’où ils viennent. Les Haïdas portent leurs emblèmes sur leurs vêtements et leurs bijoux, et ils en décorent leurs biens, couvertures (ou capes) à boutons, maisons, pirogues, récipients, Cuivres et mâts héraldiques. Les enfants héritent leurs emblèmes et le droit de les utiliser de leur mère.

La société traditionnelle haïda était organisée autour de deux groupes matrilinéaires (moitiés), les Corbeaux et les Aigles, et subdivisée en clans, chacun sous la direction d’un chef. Les enfants haïdas héritaient de leur moitié et de leur clan de leur mère. Leur moitié déterminait le nom (ou titre) qu’ils pouvaient porter, l’emblème qu’ils pouvaient arborer, qui ils pouvaient épouser, où ils pouvaient pêcher, chasser et cueillir, et quelles chansons et légendes ils pouvaient chanter et raconter. Les Corbeaux devaient épouser des Aigles et vice versa.

La société haïda était composée d’une aristocratie, de gens ordinaires et d’esclaves, capturés lors de raids. Les chefs et leur famille possédaient de nombreux emblèmes, les gens ordinaires en avaient très peu et les esclaves n’en avaient aucun.

Avant l’arrivée des premiers Européens sur Haida Gwaii dans les années 1770, les Haïdas étaient plus de 10 000. En 1862, plus de quatre-vingt dix pour cent des Haïdas avaient succombés à la variole et à d’autres maladies. En 1900, ils n’étaient plus qu’environ 350. Outre les effets de la maladie apportée par les Européens, la culture haïda a souffert d’autres répercussions du colonialisme, dont le racisme, l'oppression politique, le vol des terres, les pensionnats et la pertes de la langue et des connaissances.

Mais les Haïdas sont un peuple résistant. Si plusieurs aspects de la culture haïda ont souffert plus que d’autres, le système des emblèmes est demeuré solide et important, et est toujours utilisé aujourd'hui.

Étape 2 : Recherche sur le nom de famille

Pour imaginer comment l’identité d’une personne peut être représentée visuellement, on peut penser, par exemple, à un uniforme sportif. Les emblèmes sur l’uniforme sont des décorations qui diront clairement à quel groupe une personne appartient, si l’on peut « déchiffrer » les symboles. Si une personne participe à un événement sportif et reçoit une médaille, un insigne ou toute autre reconnaissance de ses réalisations, elle peut les porter sur son uniforme ou autour de son cou comme rappel à tous de sa participation à l’événement. L’histoire de l’événement devient ainsi une partie de son identité. Ce dernier devient également une partie de l’histoire de ceux qui y ont assisté ou qui en ont été témoins. Dans la société haïda traditionnelle, le souvenir de l’événement est gardé vivant en le répétant à maintes reprises sous forme de récit, de chant et de danse.

Chaque élève possède quelque chose qui fait partie de son identité, qui est unique à lui, mais tous les autres élèves dans la classe savent de quoi il s'agit. Qu’est-ce que c’est? (Son nom.)

Demandez aux élèves de chercher la signification de leur nom, en posant des questions aux membres de leur famille et en faisant des recherches sur Internet. Certains sites Web sur la signification des noms illustrent aussi des emblèmes familiaux qui représentent le nom et l’histoire d’une famille. Insistez sur le fait que les emblèmes familiaux sont des motifs qui représentent l’identité d’une famille. Les élèves pourraient créer un tableau de classe des noms de famille qui dérivent de lieux, de métiers (Boulanger, par exemple), de familles et de cultures identifiables.

Étape 3 : Les emblèmes de Bill Reid

Bill Reid portait un collier avec un emblème de Loup en bois d’if qu’il avait sculpté. C’était l’emblème de sa famille. Sa mère était Corbeau du clan du Loup, et c’est d’elle qu’il a hérité de ces emblèmes. Bill Reid a créé de nombreux objets d’art avec l’emblème du Loup et bien d’autres encore avec celui du Corbeau.

À l’aide d’un ordinateur avec connexion Internet, d’un projecteur et d’un grand écran :

  • Montrez le pendentif à motif de Loup de Bill Reid, dans la catégorie « Bijoux » de la galerie virtuelle.
  • Montrez des exemples des créations de Bill Reid faisant appel à l’emblème du Corbeau dans les trois catégories de la galerie virtuelle : « Sculptures et récipients », « Peintures, dessins et estampes » et « Bijoux ».

Étape 4 : Suggestions pour la discussion de classe

Nommez ou décrivez au moins trois œuvres d’art au motif de Corbeau qui ont été créées par Bill Reid (« Raven Steals the Light », « The Raven Discovers Mankind in a Clam Shell », « The Raven and the First Men », des bracelets ou des broches à motif de Corbeau, etc.).

Nommez au moins trois matériaux différents utilisés par Bill Reid pour créer ses motifs de Corbeau (crayon et papier, bois, or, argent, onyx, etc.).

Nommez au moins trois techniques différentes utilisées par Bill Reid pour créer ses motifs de Corbeau (sculpture, peinture, impression, gravure, etc.).

Quelles sont les ressemblances et les différences entre les pièces? Demandez aux élèves d’expliquer pourquoi ils préfèrent une pièce plutôt qu’une autre.

Bill Reid a créé beaucoup de ses bracelets à l’aide d’une technique appelée la technique du repoussé. Pour étendre la portée de la leçon, présenter la vidéo de la première page de « L’art de Bill Reid : un voyage guidé » qui montre Bill Reid à son établi, travaillant avec cette technique (2:24).

Bill Reid a réalisé plusieurs sculptures qui illustrent la légende « Corbeau découvre l’humanité à l’intérieur d’une coquille de palourde ». Il a fait une très petite sculpture en buis, de 7 cm de haut seulement, en 1970. Montrez la photo de la sculpture « The Raven Discovering Mankind in a Clam Shell », dans la catégorie « Sculptures et récipients » de la galerie virtuelle, puis celle de Bill Reid la tenant dans sa main, dans la section « Photo biographie » de ce site Web.

Dix ans plus tard, il en a fait une très grande version, de 2 m de haut, sculptée dans du cèdre jaune.Montrez la photo de cette sculpture, « The Raven and the First Men », dans la catégorie « Sculptures et récipients » de la galerie virtuelle, puis celle de Bill Reid avec sa sculpture, dans la section « Photo biographie ».

Demandez aux élèves de dire quelle est, selon eux, celle qui a été le plus difficile à sculpter, et pourquoi. Laquelle feraient-ils en premier?

Pour une discussion plus poussée sur les emblèmes veuillez vous référer au plan de leçon – 9e année. James Hart de Haida Gwaii, qui a sculpté le mât « Celebration of Bill Reid Pole » en y faisant figurer les principaux emblèmes de Bill Reid, y explique pourquoi les emblèmes en général sont importants pour les Haïdas, et ceux qui revêtent une signification particulière pour Bill Reid. Vous pouvez choisir de lire un extrait de la transcription de la bande sonore dans laquelle James Hart aborde ce sujet.

Troisième leçon : Identification des animaux emblèmes

Étape 1 : Consultation des ressources

  • Dans son livre Looking at Indian Art of the Northwest Coast, qui contient beaucoup d’illustrations et d’exemples, Hilary Stewart décrit un grand nombre d’emblèmes des Premières nations de la côte du Nord-Ouest.
  • Dans son livre Understanding Northwest Coast Art, Cheryl Shearer donne des explications plus détaillées, mais avec moins d’illustrations.
  • La galerie virtuelle comprend de nombreux exemples de figures d’emblèmes dans l’œuvre de Bill Reid.
  • La feuille de travail « Caractéristiques des animaux emblèmes » fait partie de ce plan de leçon.

Étape 2 : Visite de la galerie virtuelle : les emblèmes d’animaux de Bill Reid

Dans la leçon précédente, les élèves ont vu des exemples d'emblèmes du Loup et du Corbeau dans certaines des œuvres d'art de Bill Reid. Dans cette leçon, les élèves verront des exemples d’autres figures d’emblèmes dans la galerie virtuelle. Au XIXe siècle, les Haïdas utilisaient au moins 100 emblèmes différents : des animaux, des plantes, des insectes, des caractéristiques du paysage et des éléments de la nature, comme le ciel, l'arc-en-ciel, le soleil, la lune et les étoiles. Bill Reid employait de nombreuses figures d’emblèmes différentes dans ses œuvres.

Distribuez la feuille de travail « Caractéristiques des animaux emblèmes » aux élèves.

À l’aide d’un ordinateur avec connexion Internet, d’un projecteur et d’un écran, montrez des images d’emblèmes d’animaux, que Bill Reid a conçues selon les conventions de l’art haïda traditionnel, dans la catégorie « Peintures, dessins et estampes » de la galerie virtuelle.

  • Castor haïda – Tsing
  • Aigle haïda
  • Épaulard
  • Grizzli haïda – Xhuwaji
  • Oiseau-Tonnerre
  • Saumon-chien haïda
  • Panneau avec motif de Grizzli
  • Squale haïda – Xaxada
  • Veste avec motif d’Aigle
  • tambour avec motif de Loup
  • Corbeau haïda – Xuuya
  • Loup haïda – Godji

Dans l’art traditionnel haïda, les parties du corps des animaux possèdent des caractéristiques particulières dont on peut se servir pour identifier l'animal. Montrez les différentes parties du corps et les caractéristiques frappantes. Aidez les élèves à identifier chaque animal en cherchant ses caractéristiques. Demandez-leur d’écrire le nom de chaque animal à côté de ses caractéristiques évidentes. Demandez aux élèves de travailler en groupe de deux pour vérifier leurs réponses. Pour étendre la portée de l’activité, demandez aux élèves de travailler ensemble pour créer et analyser un tableau des caractéristiques.

Caractéristiques des animaux emblèmes

Écrivez le nom d’un des animaux emblèmes haïdas à côté de ses caractéristiques évidentes.
Oiseau-Tonnerre, Corbeau, Loup, Épaulard, Ours, Castor, Aigle, Squale, Grenouille
  Oreilles courtes et carrées, grosses narines, grandes dents, langue sortie et repliée vers le bas, pattes semblables à des griffes
  Deux grandes dents de devant, queue quadrillée, petites oreilles, narines arrondies
  Long museau avec narines évasées, beaucoup de grandes dents pointues, grandes oreilles, queue poilue
  Grosse tête, museau rond, grande bouche, beaucoup de dents, évent, nageoire dorsale, queue avec nageoires caudales symétriques
  Haut front bombé et bouche orientée vers le bas, dents pointues et triangulaires
  Pas d’oreilles ou oreilles minuscules, bec à bout crochu plus court que celui du Corbeau, langue visible
  Long bec droit courbé à la pointe, langue habituellement visible, ailes pliées
  Grandes ailes ouvertes, plumes arrondies sur le dessus de la tête, bec courbé à angle droit
  Grande bouche, lèvres épaisses, pas de dents, nez plat, pattes pliées avec orteils, pas de queue
Quelles caractéristiques évidentes pouvez-vous imaginer pour un chien, un chat ou tout autre animal que vous connaissez?
 
 

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Caractéristiques des animaux emblèmes – feuille de réponses de l’enseignant

Ours Oreilles courtes et carrées, grosses narines, grandes dents, langue sortie et repliée vers le bas, pattes semblables à des griffes
Castor Deux grandes dents de devant, queue quadrillée, petites oreilles, narines arrondies
Loup Long museau avec narines évasées, beaucoup de grandes dents pointues, grandes oreilles, queue poilue
Épaulard Grosse tête, museau rond, grande bouche, beaucoup de dents, évent, nageoire dorsale, queue avec nageoires caudales symétriques
Squale Haut front bombé et bouche orientée vers le bas, dents pointues et triangulaires
Aigle Pas d’oreilles ou oreilles minuscules, bec à bout crochu plus court que celui du Corbeau, langue visible
Corbeau Long bec droit courbé à la pointe, langue habituellement visible, ailes pliées
Oiseau-Tonerre Grandes ailes ouvertes, plumes arrondies sur le dessus de la tête, bec courbé à angle droit
Grenouille Grande bouche, lèvres épaisses, pas de dents, nez plat, pattes pliées avec orteils, pas de queue

Quatrième leçon : La tradition orale et les mystificateurs

Étape 1 : Mythes et emblèmes

Les Haïdas ont une riche tradition orale de légendes et de chansons qui mentionnent leurs emblèmes. Lorsqu’une personne de la nation haïda adopte un emblème, celui du Loup par exemple, ce n'est pas parce qu'elle est comme un loup, mais parce qu'elle, sa famille ou ses ancêtres ont eu une rencontre avec l’esprit du Loup. Le récit d’une telle rencontre sera raconté indéfiniment sous différentes formes : emblèmes, danses, histoires et chansons.

Certains récits portent sur les esprits des humains, des animaux ou des éléments de la nature. Lors d'occasions cérémoniales, les Haïdas racontent des légendes, entonnent les chansons, portent des vêtements spéciaux, arborent des masques pour les danses, vérifient et confirment l’identité, et remettent des cadeaux aux invités conviés comme témoins de ces événements.

Les légendes et les chansons, à l’instar des emblèmes, sont la propriété de personnes ou de familles. Certaines ne peuvent être racontées ou chantées que par leurs propriétaires.

Les mythes familiaux, qui expliquent comment une famille est venue s’installer à l’endroit où elle habite aujourd’hui, comment elle est devenue propriétaire de certains lieux, où elle pêche, chasse et cueille de petits fruits, et comment elle a obtenu ses privilèges et son pouvoir, ne peuvent être racontés que par les membres de cette famille. De cette façon, la famille se souvient de ses antécédents et transmet cette connaissance à la génération suivante.

Tout le monde peut raconter les mythes sur la création du monde et les origines des êtres humains, leurs coutumes, le paysage, les plantes et les animaux.

Les récits mythiques racontent une époque où les frontières entre les animaux, les êtres humains et les esprits n’étaient pas bien définies et où les ancêtres sont venus du ciel et ont eu des rencontres avec des animaux mythiques. Les Haïdas croient qu’ils sont descendants d’êtres surnaturels.

Quand Bill Reid était dans la vingtaine, il a visité le village de sa mère à Haida Gwaii, où il a rencontré l’un des meilleurs conteurs haïdas, Henry Young, qui lui a raconté de nombreuses légendes haidas. À l’époque, Henry Young était octogénaire. Quand (de nombreuses années plus tard) Bill Reid a compris toute l’importance de ces récits, Henry Young était décédé. Bill Reid a repris certaines de ces histoires dans son livre Corbeau vole la lumière (The Raven Steals the Light), qu’il a dédié à Henry Young. Nombre de ces légendes haïdas ont directement inspiré l’œuvre de Bill Reid.

Étape 2 : « Corbeau vole la lumière »

Certains récits haïdas portent sur les mystificateurs qui prennent des formes différentes à volonté, parfois même pour éviter des conséquences quand ils ont mal agi. Le mystificateur le plus connu dans la culture haïda est le Corbeau, qui est également un décepteur.

Pendant la lecture, montrez aux élèves « The Raven Steals the Light », le dessin qui illustre le récit, dans la galerie virtuelle, ou dans le livre. (Le dessin apparaît en couverture du livre en anglais et à la page 18.)

Le récit complet et l’illustration sont aussi en ligne à
http://www.civilization.ca/cmc/exhibitions/aborig/reid/reid14f.shtml

Étape 3 : Récits et illustrations de mystificateurs

« Corbeau vole la lumière » est un exemple d’un récit de mystificateur, dans lequel un être prend la forme d’un autre à volonté. Les animaux peuvent se transformer en êtres humains ou en un autre être tandis que les êtres humains peuvent devenir des animaux ou d’autres êtres.

Demandez aux élèves de créer leurs propres illustration et récit de mystificateur. Les élèves choisissent un animal de la feuille de travail « Caractéristiques des animaux emblèmes » et imaginent la façon dont ils peuvent se transformer en cet animal. Ils dessinent leur personnage mystificateur à un moment où celui-ci est mi-animal, mi-humain, en utilisant certaines des caractéristiques de l'animal qu'ils ont choisi.

Les élèves rédigent ensuite un paragraphe sous leur dessin, en expliquant :

a) pourquoi ils se sont transformés. Que s’est-il passé avant qu’ils commencent leur transformation?

b) ce qu’ils faisaient au moment de leur transformation, et qu’ils ne pouvaient pas faire avant

c) ce qu’ils ont ressenti en se transformant

d) les bons et les mauvais côtés de redevenir un être humain

Exposez les dessins et demandez aux élèves de partager leurs réalisations et les récits qui les accompagnent.

Cinquième leçon : Emblèmes et bracelets

Étape 1 : Bracelets haïdas

Autrefois, il y avait peu de bijoux et d’ornements personnels. Les colliers en coquillage et en os, les bracelets, boucles d’oreilles, ornements de nez et labrets (réservés aux femmes de la noblesse) en cuivre, ainsi que les coiffures et vêtements en représentaient l’essentiel.

Traditionnellement, les Haïdas tatouaient leurs emblèmes sur le corps. Lorsque les missionnaires ont banni les coutumes ancestrales, y compris les tatouages, les Haïdas ont commencé à sculpter plus souvent leurs emblèmes familiaux sur des bracelets. Au début, ils utilisaient des pépites de cuivre mais, avec l’introduction de pièces d’or et d’argent et d’outils en fer, les pratiques se sont modifiées. Les matériaux ont changé, mais pas la signification.

Dans la société haïda traditionnelle, les bracelets étaient symboles de richesse et de statut. Plus vous portiez de bracelets, plus vous étiez riche et important dans la communauté. Les familles nanties offraient des bracelets à tous leurs invités lors des potlatchs, augmentant ainsi leur rang et leur prestige.

Étape 2 : Visite de la galerie virtuelle « Les bracelets de Bill Reid »

L’identité culturelle se forme en fonction de nombreux facteurs, dont la famille, l’histoire, le sexe, la race, la religion, la nationalité, l’origine ethnique, l’éducation, la langue et le territoire. Dans la société haïda, l’histoire familiale racontée dans les récits est l’aspect de l’identité le plus important. L’histoire familiale est également répétée et racontée dans des chansons et des danses, ainsi que dans les décorations d'objets culturels, dont les bijoux et les bracelets, portés tant par les hommes que par les femmes.

Alors qu’il en apprenait plus sur son propre héritage haïda et sur les conventions de l’art de son peuple, Bill Reid s’est mis à sculpter de nombreux bracelets en or ou en argent avec des figures emblématiques traditionnelles.

À l’aide d’un ordinateur avec connexion Internet, d’un projecteur et d’un grand écran, montrez aux élèves les bracelets des Bill Reid dans la catégorie « Bijoux » de la galerie virtuelle.

Parmi ceux-ci, « Nanasimget », Grizzli, Ours, Aigle, « Salmon and Bearded Man », « Split Eagle », Castor et Aigle, « Mythic Messengers » et « Moon Woman ». Chacun d’eux illustre une figure mythique, et chaque figure a sa propre histoire.

Dans un bracelet, Bill Reid a combiné deux de ses emblèmes familiaux : le Corbeau et le Loup. Montrez le bracelet aux élèves. Peuvent-ils reconnaître les deux figures?

Les emblèmes haïdas portent sur les différences (nous sommes de cette famille-ci, pas de cette famille-là, nous sommes des Corbeaux ou des Aigles, et pas l’inverse), sur les similitudes (nous sommes tous Haïdas) et sur les liens (même si nous appartenons à des familles différentes, nous avons tous en commun des ancêtres surnaturels, un patrimoine, un territoire, une langue et une culture).

L’identité d’une personne est aussi façonnée par ce qu’elle fait ou ce qu’elle crée. En en apprenant plus sur son propre héritage haïda, Bill Reid a entrepris un long voyage de découverte de sa propre identité, au cours duquel il a été inspiré par la culture de son peuple, et a créé un grand nombre d’œuvres d’art uniques.

Dans la prochaine leçon, on demandera aux élèves de réfléchir aux histoires de leur propre famille en tant que composantes importantes de leur identité individuelle, et de créer pour leur premier bracelet un motif qui exprime leur identité.

Sixième leçon : Activité en arts visuels – bracelets

Étape 1  : Introduction

Expliquez aux élèves qu’ils vont créer deux bracelets au cours de cette leçon.

Pour leur premier bracelet, qu’ils vont conserver, ils utiliseront un emblème avec leur propre motif, basé sur les histoires de leur famille, pour exprimer leur identité personnelle.

Pour leur deuxième bracelet, qu’ils offriront lors d’un événement (Étape 5), ils utiliseront un emblème avec leur propre motif, inspiré de la nature.

Étape 2 : Planification du premier bracelet (identité personnelle)

Distribuez à chaque élève une copie de la feuille de travail « Étapes de la fabrication des bracelets ».

Les élèves choisissent un récit

  • Les élèves pensent à l’histoire ou aux histoires de leur propre famille, ou encore à des événements importants dans leur propre vie, à une personne, un lieu ou une chose qu’ils aiment, à un animal familier, à une réalisation ou à une activité à laquelle ils s’identifient.
  • Les élèves rédigent deux phrases à propos de chaque histoire de famille ou d’un autre thème qu’ils ont choisi. Dites aux élèves qu’ils vont plus tard partager ces récits avec la classe.

Les élèves choisissent un motif

  • Les élèves pensent à un motif pour représenter chaque histoire et en font une petite esquisse sur leur feuille de travail « Étapes de la fabrication des bracelets ».

Les élèves se réunissent en cercle pour une discussion collective

  • Répartissez les élèves en deux groupes. Demandez aux élèves du premier groupe de former un cercle et de se tourner vers l’extérieur. Demandez aux élèves du deuxième groupe de former un autre cercle autour du premier et en faisant face aux membres du premier groupe.
  • Chaque élève doit maintenant avoir un partenaire avec qui il peut discuter, sa feuille de travail « Étapes de la fabrication des bracelets », un crayon ou un stylo pour noter les mots qui seront suggérés pendant la discussion. Les élèves écrivent leur nom et le numéro de leur groupe sur la feuille de travail. Ils se serviront de ce numéro pour la discussion en cercle, ainsi que pour l’événement de partage de l’Étape 5.
  • Rappelez aux élèves l’importance de respecter les récits et idées des autres.
  • Demandez aux élèves du premier groupe de parler d'abord. Chacun racontera à son partenaire sa première histoire. Lors d’une discussion, ce dernier suggèrera des idées de symboles pouvant servir à représenter l'histoire. Les élèves du premier groupe noteront les suggestions de leur partenaire, en un ou deux mots, sur leur feuille de travail.
  • Ensuite, les élèves du deuxième groupe partageront leur première histoire. Les élèves du premier groupe leur donneront idées pour des symboles, que ceux du deuxième groupe noteront sur leur feuille de travail.
  • Une fois ce partage terminé, les élèves du premier groupe tournent dans le sens des aiguilles d'une montre et se trouvent devant un nouveau partenaire.
  • Les élèves racontent leur première histoire à nouveau, reçoivent et notent les suggestions de leur partenaire.
  • Recommencez. Les élèves font deux autres rotations, racontant leur deuxième histoire et notant chaque fois les suggestions.
  • Quand les élèves ont eu un dialogue avec quatre partenaires différents, demandez-leur de retourner à leur place.

Les élèves font des esquisses et choisissent leurs motifs

  • Les élèves font une esquisse rapide pour chaque suggestion notée sur leur feuille de travail.
  • Les élèves consultent leur feuille de travail et réfléchissent aux différents motifs possibles. Ils peuvent choisir leur idée originale, les suggestions de leurs camarades ou une combinaison de ces idées.
  • Sur leur feuille de travail, les élèves font une esquisse rapide du motif choisi pour chaque histoire. S’ils ont besoin de plus d’espace pour dessiner, ils peuvent utiliser d’autres feuilles de papier, mais ne doivent pas oublier de les conserver toutes pour l’exposition et l’événement de l’Étape 5.
  • Les élèves choisissent un des deux motifs pour le reproduire sur leur premier bracelet.

Au cours de cet exercice, les élèves recueillent de l’information, reçoivent des suggestions qui enrichissent leurs possibilités de création et apprennent qu’il existe de nombreuses façons de voir une histoire personnelle et de la représenter.

Étape 3 : Planification du deuxième bracelet (cadeau)

Maintenant que les élèves se sont familiarisés avec leurs outils, matériaux et techniques, et qu’ils ont surmonté les difficultés de conception, ils devraient réussir encore mieux leur deuxième bracelet.

Bill Reid a été un artiste prolifique et actif pendant plus de cinquante ans. Imaginez combien de difficultés de conception il a dû surmonter pendant tout ce temps! Tous ses motifs n’ont pas été toujours couronnés de succès, mais au cours de sa carrière, il n’a jamais arrêté d’expérimenter, d’apprendre et d’améliorer sa technique et sa compréhension de l’art en général, et de l’art haïda en particulier.

Les élèves peuvent choisir entre de nombreuses options différentes pour la création de leur deuxième bracelet. Voici quelques idées de départ pour le choix d’un motif. Invitez les élèves à choisir une ou plusieurs suggestions parmi les suivantes, ou à proposer leurs propres idées :

  • Créez un motif inspiré par la nature – soleil, lune, étoiles, pluie, neige, arc-en-ciel, nuages, montagnes, océans, plantes, insectes, animaux ou autres éléments du monde naturel.
  • Créez un motif avec un animal emblématique, en reprenant au moins une caractéristique citée dans la feuille de travail « Caractéristiques des animaux emblèmes ».
  • Créez un motif inspiré par le récit de transformation « Corbeau vole la lumière », ou perfectionnez votre motif original, en montrant un différent point de vue ou une autre étape de la transformation.
  • Créez un motif représentant le cycle des saisons ou des activités saisonnières pratiquées par vous et votre famille ou par une famille traditionnelle haïda.
  • Créez un motif basé sur une des créations de Bill Reid que vous avez vues dans la galerie virtuelle.
  • Créez un motif inspiré par la recherche sur les noms que vous avez faite .
  • Créez un motif pour un tatouage qui vous représente et représente l'histoire de votre famille.
  • Créez un motif symétrique en gravant sur une feuille de papier aluminium pliée en deux.

Les élèves choisissent le type de motif qu’ils vont créer et en font une esquisse rapide sur une feuille séparée, plutôt que sur la feuille de travail « Étapes de la fabrication des bracelets », qui fera plus tard partie de l’exposition (de sorte qu’ils restent anonymes quand ils en font cadeau à l’Étape 5).

Étapes de la fabrication des bracelets
Nom: Groupe:
Première histoire : 2 phrases



Deuxième histoire : 2 phrases



Première histoire : mots et esquisses Deuxième histoire : mots et esquisses
Discussion collective



Discussion collective



Discussion collective



Discussion collective



Motif définitif



Motif définitif



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Étape 4 : Fabrication des bracelets

Matériaux
  • Enseignant : trois boîtes pour recueillir les bracelets, une identifiée « Premier groupe », l’autre « Deuxième groupe » et la troisième, non identifiée; un rouleau de papier aluminium épais; des cylindres de carton supplémentaires; des pages photocopiées de rectangles prédessinés, si vous choisissez d'en distribuer.
  • Élèves : papier à dessin, crayons, règles, ciseaux, cylindres de carton, papier aluminium, stylo à billes, leur feuille de travail « Étapes de la fabrication des bracelets » remplie.
Préparation
  • Recueillez un cylindre de carton pour chaque élève. Vous pourrez demander aux élèves une semaine ou deux à l'avance d'apporter le cylindre de carton d'un rouleau de papier hygiénique ou d'essuie-tout.
  • Pour chaque élève, découpez une feuille de papier aluminium d’environ 10 cm x 30 cm.
Méthode
  • Préparez d’avance et photocopiez, ou demandez aux élèves de les dessiner à l’aide d’une règle, deux rectangles d’environ 5 cm x 12 cm, sur une feuille de papier à dessin. Découpez les rectangles.
  • Pliez la feuille de papier aluminium en deux en ramenant ensemble les côtés les plus courts, en appuyant sur le pli, puis ouvrez la feuille à nouveau. Coupez la feuille d’aluminium en deux le long du pli pour obtenir deux rectangles d’environ 10 cm x 15 cm.
  • Pour chacun des bracelets, centrez un rectangle de papier sur une feuille de papier aluminium et marquez les coins sur la feuille d’aluminium à l’aide d’un crayon. Avec une règle, reliez les points pour créer un rectangle sur la feuille de papier aluminium.
  • Si vous utilisez un cylindre de carton court, coupez-le en deux dans le sens de la largeur pour obtenir deux cylindres d’environ 5 cm x 12 cm. Puis, en mettant l’une des lames des ciseaux à l’intérieur et l’autre à l’extérieur du cylindre, coupez sur la longueur. Faites de même pour le deuxième cylindre. Ils vont s’écraser un peu, mais essayez de ne pas les aplatir. Avec des cylindres plus longs, on obtiendra 3 ou 4 bracelets.
  • À partir des esquisses de leur feuille de travail « Étapes de la fabrication des bracelets », les élèvent dessinent leurs motifs d'abord sur les rectangles de papier découpés, puis les copient ou les décalquent à l'aide d’un stylo à bille pour « graver » la feuille d'aluminium.
  • Note sur les outils : cette gravure peut se faire avec la pointe d’un crayon ou d’une brochette, mais si celui-ci est trop pointu il peut déchirer la feuille d’aluminium. On obtiendra généralement de meilleurs résultats avec un stylo, sous réserve qu’il ne soit pas trop pointu et qu’il ne laisse pas couler trop d’encre. Vous pouvez choisir de distribuer des feuilles d’aluminium supplémentaires pour que les élèves puissent parfaire leur technique avec le stylo avant de graver leurs bracelets. Invitez les élèves à faire avancer leur stylo lentement et à appuyer légèrement, au moins au début. Les Haïdas appréciaient la « gravure en profondeur ». Si vous choisissez de « graver » plus en profondeur, utilisez du papier aluminium plus épais, plusieurs couches de papier aluminium, et essayez des cartons de différentes épaisseurs et densités sous le papier aluminium lorsque vous gravez (mais pas votre cylindre en carton, qui s’écraserait).
  • Les élèves « gravent » leur nom sur leur bracelet personnel, mais pas sur celui qu’ils offrent en cadeau.
  • Une fois le papier aluminium gravé, déposez-le côté motif vers le bas. Disposez le cylindre de carton par-dessus, côté fendu vers le haut. Pliez ensuite les quatre bords du papier aluminium en le tendant le plus possible sur le carton. Il est possible que les élèves doivent travailler à deux pour le faire. Si le carton n’a pas été aplati, le bracelet s'enroulera suffisamment bien autour du poignet de l’élève pour rester en place un certain temps.
  • Recueillez les bracelets cadeaux des élèves en vue de l’événement de partage de l’Étape 5 dans les deux boîtes marquées des numéros de groupes. Recueillez les bracelets d’identité personnelle dans la boîte non identifiée, pour les conserver jusqu’à l’événement.

Étape 5 : Partage des bracelets et des histoires

Les élèves coopèrent pour concevoir un événement dans le but :

  • d’exposer leurs bracelets personnels
  • de partager les histoires sur l’identité à l’origine des motifs des bracelets
  • de partager leurs feuilles de travail, afin de pouvoir expliquer la façon dont ils ont utilisé leurs esquisses tout au long de la conception de leurs motifs et de l’évolution de leurs images, et comment ils ont essayé de résoudre les problèmes en tenant compte de plus d’une option ou stratégie
  • de donner leur deuxième bracelet, anonymement, à un camarade de classe

Les élèves coopèrent pour déterminer le déroulement de la cérémonie – la façon dont chacun racontera son histoire, montrera son bracelet et donnera l’autre bracelet en cadeau. Dans la culture haïda, les nouveaux emblèmes et bijoux étaient exposés, et les histoires étaient partagées lors des rassemblements d’hiver.

Les emblèmes devaient être validés. La communauté devait accepter tout nouvel emblème avant qu’une personne ou une famille ne puisse l’utiliser. Il est possible que les élèves choisissent de tenir une cérémonie de validation dans le cadre de l’événement.

Demandez aux élèves de décorer les murs de la classe avec les tableaux de noms, les dessins de mystificateurs et les feuilles de travail « Étapes de la fabrication des bracelets ».

Pour étendre la portée de la leçon : les élèves peuvent prendre des photos numériques de leurs bracelets, créer un diaporama et le présenter lors de l’événement de partage, à l’aide de l’ordinateur, du projecteur et de l’écran. Il est possible que certains élèves désirent chanter, danser, réciter un poème ou interpréter leur récit, seuls ou en groupe.

Quand tous les deuxièmes bracelets ont été remis en cadeau, demandez aux élèves ce qu'ils ont ressenti en les donnant. Rappelez-leur que dans la culture traditionnelle haïda, faire un cadeau augmentait la richesse et le prestige de celui qui en faisait don dans la communauté et que, plus tard, celui qui recevait ce cadeau lui remettrait à son tour un cadeau d’une plus grande valeur.

Profitez de occasion pour réaffirmer que chaque élève possède une histoire unique qui fait partie de sa propre identité; peu importe le moment ou l'endroit où l'on vit, nous réaffirmons notre identité et renforçons notre communauté et notre culture quand nous partageons nos histoires.

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